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BURNOUT SYNDROMES : 20 ans de musique, d’anime et d’aventures internationales

  • il y a 1 jour
  • 5 min de lecture

À l’occasion des 20 ans de carrière de BURNOUT SYNDROMES et de leurs 10 années au sein d’un major, les membres du groupe nous répondent à nos questions sur leur parcours, leur processus créatif et leur relation particulière avec le public international.


Interview : BURNOUT SYNDROMES nous parlent de leur carrière !


BURNOUT SYNDROMES Interview
Ba&Cho Taiyu Ishikawa / Gt&Vo Kazuumi Kumagai / Dr&Cho Takuya Hirose


Quand vous repensez aux personnes que vous étiez il y a vingt ans, imaginiez-vous un tel parcours ?

KUMAGAI : Il y a vingt ans, nous étions en deuxième année de collège. À cette époque, je n’aurais jamais pu imaginer un avenir comme celui que nous vivons aujourd’hui. Pour être honnête, je ne pensais même pas devenir musicien professionnel. Je n’aurais certainement pas imaginé qu’un jour, notre musique nous permettrait de découvrir des pays comme la France.


Quelles qualités ou quelles forces avez-vous développées au fil de ces vingt années pour devenir un groupe aussi incontournable de la scène rock japonaise ?

KUMAGAI : Je crois que notre plus grande force est de n’avoir jamais eu pour objectif principal de « réussir ». Nous n’avons jamais voulu nous enfermer dans les tendances du moment ni dans l’image que les gens se faisaient déjà de BURNOUT SYNDROMES. Nous avons toujours continué à expérimenter et à relever de nouveaux défis. Notre ambition a toujours été de créer des sons modernes et innovants, et je pense que c’est quelque chose que le public apprécie chez nous.


Y a-t-il eu des moments clés dans votre carrière qui ont marqué un véritable tournant ?

KUMAGAI : Je pense immédiatement à notre participation au Sugoi Festival à Rennes, en France, en 2017. C’était notre tout premier concert à l’étranger. Cette expérience nous a fait prendre conscience de l’immense popularité de l’animation japonaise à l’international, mais aussi du fait qu’un groupe japonais comme le nôtre pouvait trouver sa place sur les scènes du monde entier. Ce concert a ouvert la voie à toutes les tournées et performances internationales que nous avons réalisées par la suite.


Comment se déroule votre processus de composition ? Les rôles sont-ils répartis entre les membres ? Est-ce différent lorsqu’il s’agit d’un morceau destiné à un anime ?

KUMAGAI : Pour la composition, je réalise d’abord une démo complète en tant que chanteur et guitariste, soit seul, soit avec l’aide d’un arrangeur. J’y crée toutes les parties instrumentales. Les autres membres s’appuient ensuite sur cette base et l’interprètent à leur manière, en y apportant leur personnalité et leur sensibilité.

Pour les chansons liées à des anime, le processus reste globalement le même, mais il demande davantage de préparation. Nous consacrons beaucoup de temps à l’étude de l’œuvre originale afin d’en comprendre l’univers, l’ambiance et les émotions. Cela nous permet de retranscrire au mieux son essence dans la musique.


En vingt ans, vous avez vu l’industrie musicale évoluer. Quels changements vous ont le plus marqué ?

ISHIKAWA : Le changement le plus important est sans doute la réduction de la distance entre les artistes et leur public.

Autrefois, il fallait passer par de nombreuses étapes pour faire parvenir sa musique aux auditeurs : la télévision, les magazines, les disquaires… Aujourd’hui, grâce aux réseaux sociaux et aux plateformes de streaming, une chanson composée le matin peut être écoutée partout dans le monde quelques heures plus tard.

J’ai aussi le sentiment qu’une œuvre musicale ne se limite plus à la musique elle-même : la manière dont elle est présentée et diffusée fait désormais partie intégrante du processus créatif.

Lorsque nous étions étudiants, faire connaître de la musique japonaise à l’étranger semblait extrêmement difficile. Aujourd’hui, grâce à l’anime et à Internet, les frontières se sont considérablement ouvertes et la musique japonaise peut naturellement toucher des auditeurs du monde entier.


De nombreuses personnes découvrent encore la culture japonaise à travers la musique. Quel aspect de cette culture aimeriez-vous davantage partager avec le monde ?

ISHIKAWA : Ce que j’aime particulièrement dans la culture japonaise, c’est sa notion de « l’espace ».

Au Japon, nous considérons souvent qu’il y a une forme de beauté dans le fait de ne pas tout expliquer. On retrouve cela dans les haïkus, les jardins japonais ou encore les silences présents dans certains anime. Parfois, lorsque tout n’est pas dit explicitement, les émotions prennent encore plus d’ampleur.

Lors de nos concerts à l’étranger, même lorsque le public ne comprend pas parfaitement les paroles japonaises, j’ai souvent l’impression qu’il perçoit intuitivement cette sensibilité, ce sentiment proche du wabi-sabi. Cette atmosphère typiquement japonaise semble traverser les barrières de la langue.

J’aimerais également que davantage de personnes découvrent notre rapport aux saisons : non seulement les cerisiers en fleurs ou les couleurs de l’automne, mais aussi l’humidité particulière de l’été ou le calme profond de l’hiver. Cette sensibilité se retrouve également dans la musique japonaise.

Le wabi-sabi est un concept esthétique japonais qui célèbre la beauté de l’imperfection, de l’éphémère, de la simplicité et de tout ce qui demeure volontairement incomplet ou suggéré.


Le fait de vous produire régulièrement à l’étranger a-t-il changé votre vision de la place de la musique japonaise dans le monde ?

ISHIKAWA : Oui, énormément.

Avant, j’avais l’impression que la musique japonaise était perçue comme quelque chose d’assez marginal hors du Japon. En voyageant et en jouant à l’étranger, j’ai compris que certaines de ses particularités plaisent justement parce qu’elles sont japonaises.

C’est particulièrement vrai pour les chansons d’anime, qui possèdent une énergie très particulière. Partout dans le monde, il existe un public passionné qui apprécie profondément cette identité.

Ces expériences m’ont donné confiance dans le fait que la musique japonaise a une place unique sur la scène internationale. Aujourd’hui, je pense que plus nous explorons ce qui nous rend différents et profondément japonais, plus notre musique peut toucher les gens à travers le monde.


Avez-vous des projets ou des défis qui vous tiennent particulièrement à cœur pour l’avenir ?

HIROSE : Nous avons eu la chance de nous produire dans de nombreux pays, mais un projet que nous aimerions vraiment réaliser est une véritable tournée européenne.


À l’international, vous êtes notamment connus pour vos chansons liées à des anime comme Haikyuu!! ou Dr. STONE. Si vous deviez vivre dans un autre univers fictif, lequel choisiriez-vous ?

HIROSE : Je suis un immense fan de Gundam, alors j’aimerais beaucoup piloter un Mobile Suit un jour ! Mais pour être honnête, je ne pense pas que je survivrais très longtemps dans un monde pareil. Finalement, je suis assez heureux de rester dans celui-ci et de continuer l’aventure avec le groupe.


Un message pour le public français et européen

Pour conclure, souhaitez-vous adresser un message à nos lecteurs français et européens ?

HIROSE : La toute première fois que BURNOUT SYNDROMES s’est produit en dehors du Japon, c’était en France. C’est ce concert qui nous a ouvert les portes des conventions et événements anime à travers le monde, notamment en Europe.

Nous aimerions sincèrement revenir jouer en France un jour. Nous espérons donc pouvoir compter sur votre soutien encore longtemps !


Leur nouveau single "ROCKET" est disponible depuis le 20 mai 2026

Découvrir le single : https://erj.lnk.to/cQ9XQ4


Merci à Vegas PR Group pour la mise en contact

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